Bernard RiondelComme nous vous l’annoncions dans notre édition précédente, la Régie du Rhône a ouvert une succursale à Echandens, entre Morges et Lausanne. Idéalement située, elle va permettre le développement de nouvelles activités. Bernard Riondel, administrateur-délégué, explique les raisons qui ont présidé à son ouverture : « Nous recherchions des opportunités qui présentent de plus fortes marges et valeurs ajoutées que la simple gérance d’immeubles locatifs. Il s’agit principalement du courtage et de la gestion de promotions. Vaud de par sa taille, mais aussi en raison de sa volonté politique moins sclérosée que celle du canton de Genève, offre des perspectives bien plus intéressantes. »

Il n’est plus choquant de travailler à Genève et d’habiter à Nyon

EchandensEn plus de ce dernier facteur, plusieurs autres expliquent le boom immobilier que connaît le canton de Vaud. La saturation du marché genevois et son corollaire, les prix exorbitants, obligent les acheteurs potentiels à se rabattre sur la région voisine. De plus, et ceci marque une réelle évolution des mœurs, il n’est plus choquant d’exercer une activité à Genève et d’habiter à Nyon. Les pendulaires sont prêts à augmenter leur temps de trajet, influencés sans doute par les habitudes anglo-saxonnes des employés des nombreuses entreprises internationales qui se sont installées dans la région. Cette population, qui ne rechigne pas à passer plus d’heures dans les transports, va probablement constituer le gros des 100 000 nouveaux résidents attendus dans le canton ces quinze prochaines années.

Réunir dans les 40 ans à venir Lausanne et Morges en une seule agglomération

Christophe BonvinChristophe Bonvin, le directeur de la succursale, les attend avec impatience : « Nous n’avons pas choisi Echandens par hasard. Il s’agit de la région qui présente le meilleur potentiel immobilier du canton, spécialement la région lausannoise avec le PALM (Plan d’Agglomération Lausanne-Morges) qui a pour objectif de réunir dans les 40 ans à venir Lausanne et Morges en une seule agglomération. De plus, la région, un peu moins connue des Vaudois, offre des possibilités de développement intéressantes avec la mise en place du nouveau plan directeur cantonal. Les opportunités sont plus nombreuses que dans le canton de Genève en raison de la facilité à obtenir des permis de construire. Il ne faut que deux à trois ans pour y faire aboutir un projet alors qu’il en faut dix à Genève. »

Des augmentations de 10-15%par année

Pour le seconder dans cette installation, Christophe Bonvin est assisté de Bérénice Frey, qui s’occupe des tâches administratives et de Tizziano Fabbo, spécialiste de courtage en maisons et appartements.
Tizziano FabboFin connaisseur du marché vaudois, ce dernier évoque ses perspectives de développement : « Jusqu'à aujourd’hui les objets ont connu des augmentations de 10 à 15% par année, principalement sur la Côte. Les prix ont commencé à s’élever dans la même mesure dans le nord vaudois (vers Yverdon) en raison de la construction de l’autoroute. D’ici 5 à 10 ans, ils vont exploser, de même que dans l’ouest lausannois (Bussigny, Crissier). A contrario, le pied du Jura, le Chablais ne vont pas connaître une croissance identique en raison du nombre déjà élevé de constructions qu’il va falloir absorber. »

Une deuxième succursale ?

Ce dynamisme du marché implique qu’un certain nombre d’acteurs y soit présent. En raison de l’appartenance de la Régie du Rhône au réseau Courtiers Partenaires, il ne s’agit plus de concurrents mais de partenaires avec lesquels des liens professionnels forts sont tissés. Cette extraordinaire vivacité du canton de Vaud ainsi que l’extrême professionnalisme de l’équipe d’Echandens va probablement nécessiter l’établissement d’une seconde succursale dans les prochaines années. C’est du moins tout le bien que l’on peut leur souhaiter !